mercredi 15 juin 2016

Le virus Morningstar #1 : Le fléau des morts ♣ Z.A. Recht

Le fléau des morts

C'est le commencement de la fin avec l'apparition d'une nouvelle épidémie virale : le virus Morningstar.
Les personnes infectées sont sujettes à des délires, des fièvres, des comportements violents... et un taux de mortalité de 100%. Mais la fin n'est que le commencement : les victimes reviennent d'entre les morts pour arpenter le monde des vivants. Et quand une opération militaire de grande envergure échoue à contenir le fléau, ce dernier se transforme en une pandémie mondiale. Désormais, une seule loi naturelle régit le paysage mondial : vivre ou mourir, tuer ou être tué.
A des milliers de kilomètres de chez lui, un général endurci passe en revue le restant de ses troupes : une jeune auxiliaire médicale, un photographe expérimenté, un soldat effronté et des dizaines de réfugiés, tous sous sa responsabilité. Tandis qu'aux Etat-Unis, un lieutenant-colonel découvre la sombre vérité sur le virus Morningstar et collabore avec une journaliste réputée pour divulguer ses informations au grand public.



Voilà un chouette roman de zombies qui nous emporte dans les prémices d’une infection particulièrement virulente et qui décime peu à peu la population mondiale.

J’ai franchement bien apprécié l’idée de démarrer le récit lorsque l’infection apparaît. En effet, la plupart du temps, l’histoire se déroule après que l’épidémie se soit déclarée et il est alors compliqué pour les auteurs d’essayer d’expliquer ce qui est arrivé. Le sujet est souvent survolé et on ne ressent pas la panique qui a pu s’installer à l’époque du début de la contamination.

Ici, c’est un roman que je qualifierais de « classique » en matière de zombies : un virus (le Morningstar) se déclare et le récit nous est relater selon plusieurs points de vue mais toujours ayant attrait à la lutte contre l’épidémie. On est en plein cœur de la guerre qui ravage les vivants, grâce aux soldats qui combattent chaque jours ces créatures venues d’outre-tombe. Le combat fait rage et plus d’un personnage y perdra ses plumes. C’est également l’un des aspects positifs de ce roman : l’incertitude du devenir des protagonistes et même du monde.
Si vous avez lu la trilogie (ou juste le premier tome, ça marche aussi) Zombie Story de David Wellington, vous voyez de quoi je parle. On est en plein dans l’action, il y a des zombies partout et c’est le carnage à tous les coins de rue.

Puisque l’histoire débute presque qu’au commencement, les personnages restent dans le flou et ne savent pas à quoi ils ont à faire. D’autant qu’il y a plusieurs types de morts-vivants (mais chut, je vous laisse découvrir).
Après, il manque le déclenchement de la maladie. Je le regrette et en même temps, j’ai pu découvrir que le second tome y était consacré. Ainsi, j’espère avoir un début de réponses quant au pourquoi de tels événements. Surtout que ce qui m’intrigue, ce sont les premières pages de ce tome 1 : une discussion entre une épidémiologiste travaillant sur le virus Morningstar et un soldat (ne me demandez pas son grade, je ne m’en souviens plus – il y en avait tellement que je ne me suis pas amusée à tout retenir). Pourquoi travailler sur un tel virus et comment a-t-il pu sortir de l'Institut? Telles sont mes interrogations à l'heure actuelle.

Je vous disais plus haut que je n’ai pas retenu les grades des soldats. En fait, c’est surtout que j’ai eu du mal à les distinguer. Il faut dire que ce roman est axé sur la mort et les affrontements pour la survie de l'humanité plus que sur la psychologie des personnages. Léger défaut qui j’en suis sûre sera moins prédominent dans le tome 2, avec l’espoir de suivre les même gens sinon ça va être encore pire pour distinguer chacun d’eux L
Et puis, il faut quand même souligné que j'ai relevé quelques fautes d'orthographes, reflétant un manque de relecture de la part de l'équipe éditoriale. Avant, je laissais passer mais après tout, c'est censé être leur boulot de vérifier qu'un roman répond aux exigences grammaticales donc plus de pitié ! 
Dernier point à aborder et qui fait nettement baissé ma cotation, c'est le manque de crédibilité du récit à certains moments. Franchement, si une telle équipe de bras cassés était notre dernier recours face à une invasion zombie, je ne donne pas chère de notre peau. Allez quoi :

"- Allez les gars, on va confiner l'épidémie au-delà du fleuve. Tirer pour en éloigner un maximum!
- Oh mince, ils ne savent pas nager mais ils s'entassent dans le fleuve et forment un pont de morts-vivants.
- Retranchons nous derrière le grillage (?! J'espère qu'il longe tout le fleuve ce grillage ?!)
- Allez, on les repousse en leur tirant dessus.
-Et si on lançait une grenade. (Bonne idée, surtout avec le grillage pour séparer les soldats des zombies).
- Oh mince, la grenade a fait exploser le grillage. Les morts arrivent vers nous. On n'a pas réussi à contenir l'épidémie !"

SANS BLAGUE !!!

En résumé, nous ne sommes pas face à un récit avec un fond « zombiesque » comme on peut le retrouver dans la forêt des damnés ou encore New Victoria de Lia Habel (en même temps, c’est du YA :-p ). Alors oubliez les petites romances et les fins où tout est bien qui finit bien. Place aux zombies les gars !


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